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Petite rencontre avec PSYCHO-PASS : Mandatory Happiness, jeu d’un genre très particulier, reprenant l’univers de l’animé et du manga.

Populaire chez nos amis japonais, le visual novel reste assez peu connu dans les territoires occidentaux. Se reposant surtout sur l’histoire et le scénario, il propose au joueur (ou plutôt lecteur dans ce cas précis) d’intervenir lors de séquences prévues pour. Beaucoup de texte à ingurgiter, un rythme souvent lent et très peu de mécanique de gameplay à proprement parler. Une sorte de « Livre dont vous êtes le héros », version numérique. Je précise que j’écris ce test sans être un spécialiste du genre. Le seul titre typé visual novel auquel j’ai joué est Zero Escape : Virtue’s Last Reward si je ne me trompe pas. Je m’essaye ici à la version PS Vita.

PSYCHO-PASS : Mandatory Happiness se déroule au XXIIe siècle dans un Japon dystopique. J’ai beaucoup entendu parler de l’animé en bien et j’ai pu regarder quelques épisodes. Malheureusement par manque de temps, je n’ai poursuivi le visionnage. Partie remise puisque le jeu m’a donné envie de replonger. Dans ce futur dépeint, le gouvernement utilise le système nommé Sybil afin d’assurer la sécurité des citoyens et d’endiguer la criminalité. Chaque individu est alors contrôlé par le biais de son « Psycho-Pass » régi par son état psychique. Il représente la propension à commettre un crime. Le niveau est alors facilement repérable par une teinte de couleur variable, les couleurs sombres annonçant logiquement un potentiel danger. Mais cette recherche d’un monde parfait pousse aussi le système à attribuer à chacun son rôle précis (fonction, métier).

Les criminels en devenir sont en général appréhendés et enfermés. Mais si leur coefficient est trop élevé, Sybil peut demander purement et simplement l’élimination. Ces fonctions sont assurées par une unité spéciale au sein du Département des Investigations Criminelles (CID). Dans ce service, exécuteurs et inspecteurs travaillent en collaboration. Les premiers sont des criminels latents qui possèdent une chance d’œuvrer pour la société en pourchassant les individus indésirables, sous la supervision des seconds. Voilà le monde intrigant dans lequel PYSCHO-PASS : Mandatory Happiness nous plonge.

A l’ouverture du jeu, deux choix s’offrent au joueur. Incarner Nadeshiko Kutagachi, jeune inspectrice amnésique, froide et sans émotion. Ou alors suivre l’histoire dans la peau de Takuma Tsurugi au tempérament plus ravageur. Fraichement recruté en tant qu’exécuteur, il enquête dans le même temps sur la disparition de son amie d’enfance. Que vous choisissiez l’un ou l’autre, le déroulement du jeu s’opèrera de la même manière. Vous accompagnerez juste des personnalités différentes et les fins ne seront pas semblables. J’ai choisi Takuma pour mon baptême du feu.

Les choses sérieuses débutent et il faut rapidement faire preuve de patience. Il y a beaucoup de lignes de texte à absorber, ce qui reste inhérent au genre. On passera la plus grande partie du temps à appuyer sur le bouton Croix pour faire défiler les dialogues (roman!). Malgré tout, j’ai essayé de ne pas me précipiter car j’aime comprendre ce qui se passe devant moi. Il faut savoir une chose, les sous-titres sont uniquement disponibles en anglais. Je possède un bon niveau et pas de réelle difficulté à déplorer au cours de ma partie. Le jeu ne demandera pas une grosse connaissance de la langue de Shakespeare mais un minium est recommandé pour bien cerner ce scénario bien ficelé. Peur de ne pas vous souvenir d’une information importante? Des notions essentielles sont regroupées dans un menu et vous pouvez également réécouter les dialogues si cela a été trop vite pour vous.

Le but dans PSYCHO-PASS : Mandatory Happiness sera d’enquêter sur des affaires plus ou moins étranges qui auront un lien. Un point commun que je vous laisse le soin de découvrir par vous-même. A partir de là les choix du joueur commenceront à intervenir. Au début du jeu on me demande par exemple de choisir quel lieu fouiller en premier, quel collègue suivre… etc. Les options ne semblent pas avoir véritablement d’impact lors des premières scènes. Pourtant on se rend vite compte qu’elles possèdent une réelle influence sur le déroulement des évènements. De vos décisions découleront les différents embranchements et les multiples fins mais attention au Game Over. Il faudra également garder un œil sur son propre Psycho-Pass.

Ces choix seront malheureusement la seule interaction possible. Contrairement à ce qu’on peut observer dans d’autres visual novels, il n’y a point de mini-jeux, ni de séances type point’n click pour casser un peu la routine. Ces absences restent dommageables au regard du rythme général du titre. Ce manque d’action se traduit en plus à l’écran. Pour ambiance, nous avons droit à des décors fixes et des personnages très peu.. animés. Et cela même pendant les scènes qui sont censées être intenses. L’ensemble reste donc terriblement statique. Les agissements sont relatés principalement avec le texte et les sons, ce qui parait plutôt insuffisant pour nous immerger complètement.

Au delà de ça, PSYCHO-PASS : Mandatory Happiness est complètement fidèle à la série. Les fans apprécieront certainement le fait d’agir aux côtés des figures connues. Les nouveaux venus découvriront une histoire captivante. Le chara-design est respecté et les dessins sont vraiment jolis. La présence des voix japonaises originales est un gros plus. La bande sonore elle, est de très bonne facture. Concernant la durée de vie, j’ai dû prendre à peu près 8h pour finir ma première partie, un peu moins pour la seconde. Les plus courageux essayeront d’explorer les autres fins. Dans le menu principal, un petit jeu ressemblant à 2048 vous permettra de débloquer divers bonus.

Personnellement j’ai pris PSYCHO-PASS : Mandatory Happiness comme un bon livre et non pas par son côté jeu. Et il a tout de même réussi à m’accompagner et m’intéresser pendant plusieurs soirées sous la couette. Le scénario m’a tenu en haleine et j’ai eu du mal à le lâcher par la suite. Les personnages sont variés et chacun possède sa propre personnalité. J’aimerais en parler davantage mais le faire sans spoil s’avère compliqué! Si les visual novels ne vous sont pas familiers, celui-ci ne sera pas forcément très représentatif du genre (interaction très limitée). Les plus férus d’entre vous seront forcément un peu (voire beaucoup) déçus. Enfin ceux qui ont aimé l’animé pourraient eux, être contents de retrouver l’univers de leurs héros favoris très bien retranscrit.

 

[ROMAN] Test PSYCHO-PASS : Mandatory Happiness
Les points positifs
  • L'univers fascinant de Pyscho-Pass
  • Bande son impeccable
  • Scénario très bien construit
Les points négatifs
  • Uniquement sous-titré en anglais
  • Manque de rythme
  • Manque d'interactions variées
Ma note : 13/20

A propos de l'auteur

Co-fondateur de The Gaming Circle. Rédacteur en chef. Papa Geek.. Toute l'actualité gaming-high tech m'intéresse et je suis pressé de découvrir la réalité virtuelle! Joue sur PS4, PC et PS Vita.

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